En dehors des œuvres évoquées dans cet article, il en existe une autre, sans doute assez peu connue, où les Ondes Martenot jouent un rôle très important, il s’agit de pièces de jeunesse d’Henri Dutilleux, Les Trois tableaux symphoniques d’après Les Hauts de Hurlevent. On a pu les entendre récemment sur la webradio La Contemporaine de France Musique.
« Dutilleux recourt aux Ondes Martenot comme dans les Trois tableaux symphoniques, conçus pour une adaptation théâtrale des Hauts de Hurlevent. Cette utilisation forte de l’instrument électrique dans une musique expressive, incomparable, au sens étymologique du terme même, n’empêche pas les ombres de Ravel, Roussel, Debussy, Poulenc de glisser. (source) »
Muzibao n’a pu trouver de ressource gratuite et légale en ligne pour faire écouter cette musique. Elle est disponible dans le streaming de Qobuz.
L’œuvre date de 1945 : Trois tableaux symphoniques d'après 'Les hauts de Hurlevent', musique de scène pour le Théâtre Hébertot (1944-1945)
On peut en écouter de très brefs extraits ici, où l’on entend très bien les Ondes Martenot. Elles auraient été utilisées pour imiter les hurlements des chiens dans la lande.
voici par exemple le début de « La Marche du destin » (audio, 1’, début légèrement différé) :
Dutilleux Trois tableaux symphoniques
Il existe un enregistrement récent de l’œuvre, avec l’Orchestre National des Pays de la Loire, sous la direction de Pascal Rophé. Le disque comporte également Le Loup, Trois sonnets de Jean Cassou, La Fille du diable, Quatre mélodies. L’ondiste est Valérie Hartmann-Claverie.