LE DÉSERT MUSICAL
par André Hirt
Dans le désert, il n’y a ni commencement ni fin. Pas de chemin, seulement des nappés sablonneux sans cesse changeants qui rappellent les ondoiements de l’eau. Tout se ressemble alors que l’on sait bien que rien n’est identique à rien. En parcourant à l’aveugle les collines de sable, le corps ne perçoit que des rythmes en s’essoufflant, en se redressant, s’enfonçant, ou encore en tombant. Le désert est la musique. Non pas cette musique-ci ou celle-là, mais le désert forme peut-être une des meilleures représentations que l’on peut se faire d’elle, elle qui se soustrait en principe à toute représentation. Car le désert ne propose aucune image, seulement son nom et le rythme à la fois mouvant et immobile qu’il évoque, son infinité et son irreprésentabilité tout comme la musique le fait de son côté (...)
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Photo : Sand dunes in the Rub' al Khali ("Empty quarter") of Saudi Arabia, source