« Un des motifs fondamentaux du travail doit être mis en avant, celui selon lequel Beethoven, son langage, son contenu et dans l’absolu la tonalité, c’est-à-dire le système de la musique bourgeoise, sont irrévocablement perdus pour nous, et ne sont plus perçus que comme quelque chose qui sombre en s’évanouissant. Le regard vers Eurydice. Tout doit être compris à partir de là. »
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NDLR : le Beethoven d’Adorno est pour l’essentiel constitué de notes rédigées pendant plusieurs décennies. Elles contiennent beaucoup d’allusions à la philosophie (ici la logique de Hegel, la théorie de l’aura chez Benjamin), à des théoriciens de la musique et des références à des critiques (ici Decsey par exemple). Ces références font l’objet de notes substantielles dans l’édition allemande. Elles sont reprises dans la traduction de l’ouvrage qui a paru récemment et à laquelle on peut se reporter : Beethoven, philosophie de la musique, Paris, éd. Rue d’Ulm, traduction (excellente !) de Sacha Zilberfarb (avec le concours de Jacques-Olivier Bégot), 2020.
Je propose ici une autre traduction, réalisée pour un usage personnel en 2006, après la parution de l’ouvrage en allemand.
D’autres extraits seront proposés ultérieurement.