Ceux qui avaient misé dans les jeux à miroir.
Il les accueille comme on abat à bout portant,
Le mal physique a soumis même les dissidents.
Même l’enfance oubliée qui soudain se montre,
Même l’enfance qui soupèse le pour et le contre
Afin de savoir si les ténèbres seront comblées
Vus d’en bas, ils semblent immenses nos démêlés.
Immense le plafond, immense la noire veilleuse
Drossée, engloutie par la marée houleuse,
Mais en bon matelot sachant lover une corde
La douleur touche son homme pour qu’il se torde.
Elle le met en boule, les genoux dans le menton,
Elle le met en boule, en boule sur le ponton,
Jusqu’à ce qui soit lové selon l’art du capitaine
Avec trou dans le milieu pour un passager clandestin
Armen Lubin, Le passager clandestin, Sainte patience, Les
hautes terrasses, Poésie/Gallimard n° 404, 2005, p. 45
voir la fiche de présentation de ce livre
fiche
et poème dans la Poéthèque du site du Printemps des poètes
Fiche
et présentation des livres sur le site d’une association arménienne

Rédigé par : JC-Milan | dimanche 15 mai 2005 à 12h20