Une ferveur pourtant.
C’est maintenant.
Car il y eut le vent l’été dont elle fit provision. La neige est là. Et le bleu du cahier. Issu. Il y a le trou que fit un jour le poème et qui va jusqu’où il faut être. Au cœur. Avec le lys en la volée d’oiseau. Où il faut être. Mémoire retournée.
Pas mémoire. Pays pays !
Car il y a l’exil et le désert et les cailloux dressés où boire une parole aux bouches étrangères. Il y a les secrets surpris au vol des hirondelles. Ceux qu’elle n’a pas perdus. Ils flottent dans ses mains avec le sang des morts. Toutes ces choses sont mais n’abusent pas l’irréparable.
Parallèles.
Rappel encore le long des longs chemins. Les paysages. La
passée de la ligne. Le ciel en partage. Droit de l’oiseau. Justification du
regard. Et puis le route blanche et la grosse pierre grise et là où tout
s’éclaire. Ensuite. Et puis la certitude que la marche est aisée. Plus loin. Que
dépasser la pierre grise est facile. Qu’il suffit de renoncer au blanc et
d’épouser le clair.
[...]
Caroline Sagot-Duvauroux, Hourvari dans la lette,
José Corti, 2002, p. 32.
voir la fiche bio-bibliographique de Caroline Sagot Duvauroux
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