C’est la vie, plus de vie que nous demandons et déferle
la vie et le grondement profond nous assourdit
(me suis-tu sur le fleuve lent doucement ?
il nous emporte comme des feuilles légèrement)
C’est la vie que nous cherchons et semblable à la mort
une paix infinie nous submerge
Et toujours en ce silence affranchi du temps
dehors, dans le monde, sur les âpres chemins
grince un chariot il roule lentement
Notre vie nous rappelle
vie pétrie de mort. Péniblement
c’est la route du temps elle tourne
Lalla Romano, Jeune est le temps, choix, traduction
de l’italien et présentation par Philippe Giraudon, Orphée/La Différence, P. 54
et 55.
irrompe e ci stordisce l’alto rombo
(mi segui tu sul lento fiume andante ?
senza peso ci porta come foglie)
Vita cerchiamo e simile alla morte
una infinita pace ci sommerge
E sempre in quel silenzio senza tempo
fuori, nel mondo, sulle dure strade
un carro stride rotolando lento
La nostra vita ci richiama
vita intrisa di morte. Con fatica
è la ruota del tempo che s’ingrana
voir la notice bio-bibliographique de Lalla Romano
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