Je rappelle que la revue Linea consacre cet été un important et très beau dossier à Béatrice Douvre, la passante du péril, avec notamment des contributions de Gabrielle Althen, Jean-Yves Masson, Pierre Maubé et une sélection de l’œuvre de cette jeune poète, disparue en 1994.
DÔME
Un chemin mène à l’horizon merveilleusement teint de
collines. Le pays rayonne sous l’ornière. Je vois des lampes bleues et noires,
ce sont des pierres qu’un feu bouge, le soir, quand le pas creuse encore l’avenue.
Et je sais la rumeur qui augmente le ciel, j’entends le chant patient de
l’éveillé ; et l’invisible entre deux pierres, le long d’un vent est un
visage. Ce qui vient, vient brisé, et le pas tente un pas de rêve, brûlé comme
le nôtre, ouvrant l’abîme nuitamment, dans la passion de l’éternel.
Béatrice Douvre, Le Temps franchi (1992), in revue Linea n° 4, été 2005, p. 17.
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