Pour soutenir
Brice Petit et contribuer à faire connaître son travail poétique.
J’ai choisi ce poème, non seulement parce que le
titre du recueil récemment publié par Brice Petit en dérive, mais aussi parce que c’est à
cause des mots et pour des mots qu’il est mis en cause aujourd’hui. Mots qui
lui sont attribués à tort et qu’il porte lourdement aujourd’hui, au point d’en
être malade
Le mot qu’il porte
à la hauteur
dans l’épaisseur qu’il a saisie
terriblement le cal
de sa tête
pour le porter
pour en aérer le local
ouvrir le mot
tenir au courant d’air qu’il
a glissé
pour le porter
pour en avoir le libre port
le fret
dans la nuit
s’il n’est pas ralenti
il le tiendra
de toute sa tête
dans un emportement de l’incohérence.
Brice Petit, Le mot que je porte, Éditions Grèges, 2004, p. 79.
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