Bonne année, Florence. Même si je ne suis qu'un lecteur de l'ombre, caché parmi les blogs à demi noirs, vous me savez présent, je le sais, et attentionné. Pour vous, ce très grand poème de Jiménez, qui, les jours de crépuscule, m'est un viatique :
HIVER
"Nous allons, en silence, dans la campagne froide,
devenue inconnue, immense, étrange dans le brouillard.
Que tout est seul, ah! et nous deux !
- Silence. Aveuglement. Silence ! -
Soudain, le soleil diffus
- où donc était-il le soleil ! -
d'une déchirure brusque du couchant,
nous donne partout - quelle ardente confusion ! -
la spectrale compagnie de l'ombre."
Juan Ramón Jiménez, Beauté, José Corti, Ibériques, 2005, page 59.
Rédigé par : Yves | mercredi 04 janvier 2006 à 19h39