"A l'exception du
regretté poète Yehuda Amichai, aucun autre poète en hébreu n'est aussi
universellement reconnu par les Israéliens [que Dahlia Ravikovitch], quelles
que soient leurs convictions politique. Ses poèmes étaient intégrés dans toutes
les facettes de la vie publique du pays – mis en musique et adaptés au théâtre,
dans des films expérimentaux, des spectacles de danse et des expositions. Son
œuvre a longtemps été présente dans les programmes scolaires, dans les examens
et a été l'objet de nombreux articles, monographies, mémoires en hébreu"*
Poète de langue
hébraïque, Dahlia Ravikovitch est née le 17 novembre 1936 à Ramat Gan, banlieue
de Tel Aviv. Alors qu'elle a six ans son père est tué par un conducteur ivre.
Elle part alors vivre avec sa mère dans un kibboutz, puis vit dans différentes
familles d'accueil. Elle étudie la littérature anglaise et hébraïque à
l'université hébraïque de Jérusalem et plus tard travaille en tant que
journaliste, critique et professeur de lycée. Son premier recueil de poèmes, L'amour
d'une orange est publié en 1959.
Il sera suivi de neuf livres de poésie, et notamment Tous les
poèmes jusqu'à nos jours, publiés
en 1995 et considéré comme un événement dans la vie culturelle israélienne.
Elle a également publié trois recueils de nouvelles et des livres d'enfants. Dahlia Ravikovitch a traduit la littérature pour
enfants, y compris Mary Poppins et Cendrillon, aussi bien que la poésie de
William B. Yeats et T.S. Eliot. Elle a reçu plusieurs récompenses littéraires,
notamment le prix Bialik et le prix d'Israël 1998. Elle s'est suicidée le 21
Août 2005, après avoir lutté pendant des années contre une grave dépression.
"Dans les quatre premiers recueils, la
poésie politique était voilée et mise à distance. [...] Mais la fin des années 1970 a marqué un tournant
décisif dans sa poésie : une assimilation complète du politique dans le domaine
des cauchemars personnels. [...] C'est à cette époque qu'elle est apparue comme
la voix poétique dominante parmi les femmes qui militaient contre la guerre. A
partir de là, le féminisme et l'action pour la paix sont devenus pour elle
inséparables*".
Ses poèmes ont été
traduits dans de nombreuses langues, de l'arabe au chinois et du serbo-croate
au vietnamien mais apparemment pas ou très peu, scandaleusement, en français.
*Extraits
d'un très bel article qui lui a été consacré dans le numéro 8 de la revue
Siècle 21 par Chana Bloch et Chana Kronfeld
Bibliographie en hébreu :
Ahavat Tapouah Ha-Zahav, ( L'amour d'une orange), 1959
Horef Kasheh, (Un hiver dur), 1964
Ha-Sefer Ha-Shlishi, (Le troisième livre), 1969
He-Halil Ve-Ha-Hetz, (La flûte et la flèche), 1970
Col Mashberaich Ve-Galaich, (Tous les brisants et les vagues), 1972
Tehom Koreh, 1976
Mavet Ba-Mishpaha, (nouvelles), (Mort dans la famille), 1977
Ahavah Amitit, (L'amour vrai), 1987
Ima Im Yeled, (La mère avec l'enfant), 1992
Col Ha-Shirim Ad Co, (Tous les poèmes jusqu'à maintenant),1995
Kvutzat Ha-Cadouregel Shel Winnie Mandela, (L'équipe de football de Winnie Mandela), 1997
Me-Rov Ahavah, (En raison de l'amour), 1998
Hatzi Sha'ah Lifnei Ha-Monsoon, (Une demie-heure avant la mousson), 1998
Bibliographie en français
Aucun recueil disponible.
Sitographie
Un
article du Guardian (en anglais)
notice Wikipédia (en
anglais)
Commentaires