
Je dédie ce choix à Hélène Dorion
Paysages peut-être (extraits)
Rendre vertigineux le doute. Vivre à la pointe tragique de
cet équilibre et devenir un trait de plus en plus
fin
de crayon qui s’efface
progressivement je glisse.
Je fuis je danse et ris
ne pas laisser de miettes à la mort
[...]
Eaux vertes des ruisseaux.
Elle charrie limons et feuilles, corps âmes noyés de trop
de vie.
Les terres les palpent, s’y fondent et retrouvent la langue
la fortunée des sources.
Il y a des choses que je ne dirai plus.
J’aurai le goût de ce qui est perdu
Qu’un vent apporte du levant et me donne à manger.
J’aurai le souci du début, et celui de la fin.
Mais ne conclurai rien.
Je jetterai des cailloux dans l’eau
pour voir.
Et les débris du ciel feront un lac immense où dorment
mes amis
C’est probablement la grâce infinie du temps de nous laisser
Dans l’entretien silencieux de ceux qui sont partis.
Sylvie Gouttebaron, Une âme qui, Dumerchez, 2004, p. 23.
Sylvie Gouttebaron dans Poezibao :
notice
bio-bibliographique, extrait
1, atelier
de traduction Maison des Ecrivains(2/06)
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