Un premier texte en l’honneur des poules en un temps où elles ne sont pas
vraiment à la fête :
Leopardi a écrit un « éloge des
zozios » :
plus modestement me suffira d’à l’honneur
r’mettr’ la poule domestique ou sauvage belle-bonne taille ou naine
la poule p’tit’ tête gros cul balanchaloupée
m’a plu toujours – même si sipetit tenfant elle m’inquiétai
tun peu
picorantre mes pattes incertaines mais l’assisduusage
du pouleailé de mémé me la rendit familière-vite
bien sûr on n’évoque pas la poule sansson noeuf
que je découvré
(peu souvent timmaculé) dans la paille
objet parfaittiède à la paumenotte émerveillée
loin sont les campagnes deu s’pt’ jeunesse tudieu !
dans les villes et sur les zautoroutes du nouveau
millénaire rareson les cocott’ !
aussi dans cette absence que je regrette pour les
minots du derniers jours
à ce oiseau de basse-cour ce court
texte
ramage plumage hommage
Célébration de la cuisine
familiale et rappel des années cinquante
Ensoleillé lumineux si rare en ce pays d’eau (Loire) de
brumes (Atlantique) c’est un beau dimanche d’hiver
M. fatiguée je fais quelques courses ce matin et je
prépare un hachis parmentier goûteux pourtant sans commune mesure avec celui
que mitonnait maman…
elle cuisinait vite bien avec peu d’argent nourrissait sa
nombreuse famille au long de la semaine le père en bicyclette rentrait pressé
stressé à midi et demi (repartait moins de trois quarts d’heure après) souvent
énervé la table parfois nous réconciliait…
l’hiver croquettes de bœuf mouton aux haricots ragoût de merlussa porchetta
polenta aux saucisses purée-côtes de porc grande omelette d’herbes (la trouche)
farcis tripes ou ratatouille niçoise (la vraie !) pâtes fraiches-steack de
cheval gnocchis-daube œufs en blanquette pissaladière et super pan bagnat l’été…
chacun après avait sa croix son école son collège son chantier son patron son
chef nous les enfants (petits comme grands) on se régalait.
[…]
Hommage au troglodyte mignon
Très mignonnement le mâle s’égosille pour charmer sa femelle et réciproquement
sans doute minuscules hoche-queue sautillant presque de la taille des colibris
et oiseaux-mouches des tropiques ils escaladent agilement les parois verticales
les voir les entendre c’est un joyeux tout petit événement.
Bio-bibliographie
de Daniel Biga
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