Pour saluer la parution de Le voyage à jupiter et au-delà. Peut-être, chez Gallimard
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Ô quel entêtement au bonheur et pourtant
Voici le temps de la grande désespérance
La terre pelée la flamme au nid de l’œil
Comme un rapace le fusil à bout portant
Sur le parquet du ciel les décombres du jour
Où comme dans un fumoir les dieux moribonds
Viennent oublier les hommes défigurés ivres
Du sang chaud à l’odeur d’opium et le crime
Les sacre hagards et tout tremblants d’épouvante
Ô partons partons puisqu’il faut bien s’en aller
Voici la nuit dans ma bouche son manteau d’huile
L’âme d’un enfant prisonnière dans ses
Revers l’ongle retourné de la lune et meurt
Palestine Ô Palestine tes oliviers
Jean Ristat, Le Voyage à jupiter et au-delà.
Peut-être, Gallimard, 2006, p. 16.
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