Attends ton empreinte
L’indifférence est un enfer sans
flammes,
choisissant parmi mille coloris
ton gris fatal, souviens t’en.
Si le monde est dépourvu de sens,
C’est uniquement de ta faute :
Attends ton empreinte,
Cette boule de cire.
Aspetta la tua impronta
L’indifferenza è un inferno senza fiamme,
ricordalo scegliendo fra mille tinte
il tuo fatale grigio.
Se il mondo è senza senso
di te solo è la colpa :
aspetta la tua impronta
questa palla di cera.
••••
La pépite
Je voudrais mordre le temps comme le
pain.
Trouver une résistance, laisser l’empreinte de mes dents.
Avaler l’essence, sentir la nourriture
Qui doucement envahit le sang.
Mais, fleuve invisible, le temps s’écoule.
Il murmure à mes côtés. A portée de main
Il me passe un poisson-fable, une pépite d’or
Déjà réabsorbée par des tourbillons.
La pepita
Vorrei
mordere il tempo come il pane.
Trovare ressitenza, lasciare il segno dei denti.
Inghiottire l’essenza, sentire il nutrimento
Che dolcemente invade il sangue.
Ma il tempo scorre, invisibile fiume.
Mi fruscia intorno. A portata di mano
Mi passa un pesce-favola, une pepita d’oro
Già risucchiata in vortici.
Maria Luisa Spaziani, deux
poèmes extraits de I fasti dell’ortica, traduction
inédite de Philippe Di Meo que je remercie vivement pour cette proposition.
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de Maria Luisa Spaziani
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