Tu descends et tout fait
silence
dans l’ultime profondeur, le temps
n’est qu’une poignée de pierres
un vent y oscille
– grésil, orage, éclaircie.
Tu ne cherches rien
mais te fauche une vague, puis une autre.
A la descente, tu ne peux te dérober
âme tendue au fleuve
– vois ce visage, épure qui te précède.
Tu consens à ce jour d’obscurité
d’où la lumière, sais-tu
comme larve, bourgeon, éclot
et le vent meurt et renaît
•••••
le remuement des eaux, un
trait d’écume
qui va et vient, la vague montante
descendante, l’éboulement des nuages là-bas
là-bas, l’invisible, l’étendue plus loin que soi
et tout ce que l’on ne comprend pas
du monde, cette exacte mesure des choses
– brouillard, ronce, averse et lave –, pure balance
de notre présence indéchiffrée
Hélène Dorion, Portraits de mers, Éditions de la
Différence, 2000, p. 61 et 77.
Hélène Dorion dans Poezibao :
Bio-bibliographie
d'Hélène Dorion,
au
Grand Parquet (mars 06),
remise
du prix Mallarmé au centre culturel canadien (mars 06),
lecture-rencontre
au cercle Aliénor,
carte
blanche à Sylvestre Clancier, discours de remise du prix Mallarmé,
extrait
1, extrait
2 , extrait
3, extrait
4, extrait
5, extraits
6 et présentation de Mondes fragiles, choses frêles,
élection
à l'Académie des lettres du Québec,
Le
prix du Gouverneur Général (nov. 06)
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