De la belle ouvrage, comme on dit. À deux titres.
La traduction de Guillaume Condello, oui : intelligence, précision, fluidité. Tant de labeurs parfois, si évidents, pour tant de lourdeurs si prétentieuses. Ici, non, rien à jeter : la fausse note est de sortie, i.e. elle n’a pas lieu. L’habit d’emprunt est impeccable : on sent de temps en temps la présence du texte originel, par-dessous, et il jouit d’être ainsi servi – par scissiparité en quelque sorte, par naturelle génération de langue à langue. Une sève s’est transmise. Jusqu’à identification. Phénomène qui dans le cas présent n’est pas indifférent.
Seconde raison de louer. La trame tissée par l’autrice, son propos tel qu’exposé, traité, et réalisé. Trame : combinaison des éléments qui constituent l’objet – un recueil de poèmes qui annoncent d’emblée la couleur, soit : une visée, une cible à atteindre –, et intrigue qui se noue dans le cœur de la fibre – un labyrinthe intime, manifestement, qui choisit de s’ouvrir, de faire le compte de ses impasses surmontées, de ses vues donnant, au détour d’un corridor, sur la croisée d’un lieu de vie, sur des échappées définitivement acquises. (...)
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Sharon Olds, Odes, Le Corridor bleu, 2020, 136 p. 15€. Sur le site de l'éditeur.
Lire ces extraits parus dans l'anthologie permanente de Poezibao.
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